Astérion

Publié le 9 Septembre 2015

Astérion

Naissance, vie et mort du Minotaure

 

Une pièce contemporaine en alexandrins.

Ecrite et mise en scène par Yto Legout.

Avec Julienne Belloche, Léo Bossavit, Mathylde Rio, Alison Gauthier, Cerise Meulenyser.

Le choeur : 14 comédiens lycéens/étudiants amateurs.

Scénographie : Anaïs Tromeur, Lumières : Valentine Gaboriau,Musique et son Timothée Funfrock

Musicien Bertrand Chevalier.

 

Astérion, c'est le nom du Minotaure. Son vrai nom. Sous vos yeux, il va naître, grandir, espérer et désespérer : il est homme et animal, fils de roi et rejeté, puissant, fragile et sensible. 

Le récit se joue en un souffle, écrit en alexandrins pour la musique, écrit dans la langue d'aujourd'hui avec les corps et la danse :

le ton est direct, la langue chante, nous allons à la rencontre du Minotaure.

Cette pièce cherche à connaître le monstre fabuleux, à raconter son histoire, à interroger son existence, à le relier à notre histoire contemporaine.

 

L'histoire.

Le Minotaure est un être né de la folie des hommes et des dieux, il est exclu parce que différent, il subit sa solitude et le rejet des hommes.

Par vengeance le roi Minos exige d’Athènes quatorze jeunes tirés au sort pour les enfermer dans le Labyrinthe.

Chacun se perd dans son propre labyrinthe et ne souhaite pas revenir à la réalité.

Quand Thésée viendra les libérer ils ne souhaiteront pas le suivre.

Astérion, seul, exclu et désespéré attendait Thésée comme un libérateur il ne se défend pas.

Le coryphée raconte l'histoire avec toute son insolence... (Cerise Meleunyzer)

Le coryphée raconte l'histoire avec toute son insolence... (Cerise Meleunyzer)

La presse

" Quelle densité et quelle force dans cette pièce, Astérion, mise en scène par son auteure, Yto Legout et jouée par cinq jeunes et formidables comédiens au Théâtre du Cyclope, à Nantes."

Le public retient son souffle en revisitant le mythe du Minotaure, monstre mi-humain, mi-animal, décliné dans une écriture contemporaine et rythmée par des alexandrins qui tiennent le spectateur en haleine pendant un peu plus d’une heure. 

Aucune baisse de tension tout au long de cette fable antique intemporelle, réinventée par l’écriture limpide et la pensée poétique d'Yto Legout. 

Un vrai moment de théâtre, vécu dans un éloquent silence par une assistance suspendue au déroulement de cette histoire mythique dans laquelle on a plaisir à replonger. "

Jean-Luc Quéau,

Chroniqueur pour la revue Place Publique

 

Qui est le Minotaure ?

Une bête sanguinaire ? Un homme dominé par ses pulsions animales ? Un animal qui pense, qui parle, qui rit ? Un être en quête d'identité qui se perd dans la folie ? 

Cette pièce cherche à connaître le Minotaure, à raconter son histoire et à interroger son existence. L’incroyable union de l’homme et de l’animal en un seul corps questionne nos origines et notre rapport actuel à notre propre animalité.

Que se passe t-il dans le Labyrinthe ?

Dans Astérion, Dédale n’a pas créé un lieu dont on ne peut sortir pas mais dont on ne veut pas sortir.

Tout est fait pour que l’on s’y enferme par soi-même, et c’est là le plus grand danger.

Par des parfums, musiques, alcools, Le Labyrinthe coupe de tout contact avec la réalité.

Astérion

Une mise en scène brute et transdisciplinaire

• Une scénographie brute et sobre : laisser la place aux corps. Ce sont eux qui dessineront l’espace.

• Un travail sensible avec la lumière : un travail sur les ombres et la perspective.

• Création d’une bande sonore : à partir d’instruments ancestraux, primitifs, créer une résonnance avec notre sensibilité contemporaine, et réveiller les esprits avec des sons de tambour, de flûte, de violon et de voix électrisés et mixés qui soutiendront le texte.

• Un choeur dansé : danses rythmées, aux confluences du hip hop et de la danse contemporaine : intégrant de la percussion corporelle.

 

Un choeur de jeunes 

Le choeur ici, ce seront les sept jeunes athéniens et sept jeunes athéniennes qui sont envoyés comme tribut tous les neuf ans pour être enfermés avec le Minotaure et le distraire.

Ce qui enferme les jeunes ce sont leurs propres transes et délires suscités par le rythme envoûtant des tambours et les parfums que Dédale a pris soin de faire diffuser en continu pour endormir leurs esprits.

De la danse, du texte : l'intérêt de travailler avec des jeunes (lycéens/étudiants) est de chercher avec eux et de les impliquer dans un processus de création.

 

Astérion

Le chœur est la voix de la cité, ces 14 athéniens envoyés comme tribut dans le Labyrinthe sont des jeunes tirés au sort, ce sont donc des personnes qui mènent une vie ordinaire et qui vont être désignés par le sort pour vivre une chose extraordinaire.
Cela me paraît couler de source de faire participer 14 jeunes qui n’ont pas de vocation spécifique pour le théâtre.
Il existe dans cette démarche un profond désir que les jeunes se réapproprient un mythe fondateur, qu'ils en soient les acteurs.

Yto Legout

Les questions autour de la pièce pouvant animer une discussion avec des jeunes 

 

 - Si nous avons un destin, sommes-nous libres?

- Qu'est-ce qu'un monstre?

- La science doit-elle se mettre au service des désirs les plus fous?

- L'homme est-il un animal comme les autres?

- L'instinct maternel a t-il des limites?

-Peut-on vivre libre enfermé?

 

Rédigé par les Embarqués